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hesam
Publié le 31/10/2015 , HESAM Université, Chercheurs

Cette semaine, focus sur Jessica BLANC, doctorante à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, financée par la bourse de mobilité internationale Lévi-Strauss d'HESAM Université et de son programme Paris Nouveaux Mondes.

Qui êtes-vous Jessica BLANC ?

Je suis en doctorat d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EA 4100 HiCSA, où je travaille sur l’Influence de l’agence photographique F4 dans le développement du photojournalisme au Brésil (1979- 1991), sous la direction du Professeur Michel Poivert. Je suis également chercheuse associée au Musée du Quai Branly, j’enseigne l’histoire de la photographie contemporaine au Paris College of Art et assure un tutorat à Paris 1 Panthéon-Sorbonne. J’ai été lauréate en 2013 d’une bourse de mobilité internationale Lévi-Strauss financée par HESAM Université et son programme Paris Nouveaux Mondes.

Quel est votre projet de recherche ?

L’objectif de ma recherche doctorale est d’étudier la production de l’agence photographique F4. Je souhaite ainsi démontrer ce qu’elle a apporté au développement du photojournalisme au Brésil mais aussi les liens et les influences qu’elle a pu entretenir notamment avec le modèle français. Initiatrice de nouvelles pratiques, cette agence tient un rôle majeur qui n’avait jusqu’à présent jamais été étudié.
Je débute la troisième année de mon doctorat. Il me reste donc encore beaucoup de tâches à accomplir !

Que vous a apporté votre collaboration avec HESAM Université ?

Je cherchais un financement pour pouvoir consulter des archives conservées à São Paulo et Rio de Janeiro. La bourse de mobilité HESAM Université Levi-Strauss, dont le Brésil était l’une des destinations prioritaires, correspondait donc parfaitement à mes besoins.
Au-delà de la consultation d’archives qui étaient indispensables à l’avancée de mes travaux, ce financement m’a aussi permis de rencontrer les photographes de l’agence que j’étudie, de recueillir leurs précieux témoignages, d’enrichir ma bibliographie et de rencontrer des acteurs importants dans mon domaine d’étude. Cela a considérablement dynamisé ma recherche.

Vos ambitions suite à ce projet ?

Grâce au généreux soutien de la Chaire Globalisation et Monde Émergent de Paris 1, mon directeur de recherche et moi-même organisons un colloque international qui permette d’initier une réflexion sur le photojournalisme brésilien dans les années 80 à partir du cas de l’agence F4. C’est une étape importante et très formatrice qui, je l’espère, débouchera sur des échanges académiques fructueux. Par la suite, j’aimerais donner plus de visibilité à mes travaux et aux œuvres que j’étudie par le biais d’une exposition et la publication de ma thèse. La photographie brésilienne, et plus encore le photojournalisme, reste un domaine assez peu étudié et pourtant passionnant par sa richesse et ses rapports avec la France et d’autres pays.