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Publié le 26/02/2016 , HESAM Université, Chercheurs

Cette semaine, focus sur Nina JOFFARD, doctorante à l'EPHE, financée par HESAM Université et son programme Paris Nouveaux Mondes.

Nina JOFFARD, qui êtes-vous ?

Doctorante à l’EPHE, au Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, je travaille sur la Dynamique écologique et évolutive des orchidées méditerranéennes : du réseau d’interactions orchidées-pollinisateurs à la délimitation des espèces d’orchidées françaises, sous la co-direction de Claudine Montgelard (EPHE) & Bertrand Schatz (CNRS). Je suis titulaire depuis 2014 d’un contrat doctoral Paris Nouveaux Mondes d’HESAM Université.

Quel est votre projet de recherche ?

Mon projet de recherche porte sur la dynamique écologique et évolutive des orchidées méditerranéennes. Ces dernières sont connues pour leur grande diversité, à la fois taxonomique et florale, mais les forces évolutives qui sont à l’origine de cette diversité sont pour l’instant méconnues. Par ailleurs, leur taxonomie est au centre d’intenses débats, le nombre d’espèces reconnues pouvant varier d’une dizaine à plusieurs centaines dans certains genres, ce qui pose des problèmes en termes de conservation.
L’objectif de ma thèse est donc double :

  1. Mieux comprendre l’histoire évolutive de certains groupes d’espèces et en particulier le rôle des pollinisateurs dans l’évolution des traits floraux, l’isolement reproducteur et la spéciation ;
  2. Statuer quant au rang taxonomique de certains taxa sur lesquels reposent de forts enjeux de conservation. Pour ce faire, j’adopte une démarche de taxonomie intégrative, en combinant des techniques de morphométrie, d’écologie chimique et de phylogénie moléculaire que j’associe à des travaux expérimentaux conduits sur le terrain. En parallèle, j’analyse une large base de données portant sur les interactions entre orchidées tempérées et pollinisateurs afin de mettre en lumière la structure du réseau d’interactions orchidées-pollinisateurs ainsi que les contraintes écologiques et évolutive sous-jacentes.

Que vous a apporté votre collaboration avec HESAM Université ?

Je me suis tournée vers HESAM Université pour financer mon projet car celui-ci combinait des objectifs à la fois fondamentaux et appliqués et se situait à la frontière entre plusieurs disciplines, particularités qui étaient alors privilégiées par HESAM Université. J’ai donc postulé pour un contrat doctoral Paris Nouveaux Mondes, que j’ai obtenu et qui me permet aujourd’hui de mener à bien mes recherches.

Vos ambitions suite à ce projet ?

Mes ambitions suite à ce projet sont de poursuivre dans le monde de la recherche à travers des post-doctorats dans le domaine de l’écologie et de la biologie évolutive, si possible sur des thématiques proches de celle de ma thèse, à savoir les interactions plantes-pollinisateurs et l’évolution des traits floraux.