Aller au contenu principal
hesam
Publié le 25/03/2016 , HESAM Université, Chercheurs

Cette semaine, focus sur Léa HERMENAULT, doctorante à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, financée par HESAM Université et son programme Paris Nouveaux Mondes.

Léa HERMENAULT, qui êtes-vous ?

Je suis en doctorat d’archéologie médiévale et moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, laboratoire ArScAn UMR 7041, équipe « Archéologies Environnementales ». L‘intitulé de ma recherche est La ville en mouvements. Le rôle des flux de circulation pour l’évolution du tissu urbain parisien aux périodes médiévale et moderne, sous la direction de Madame Anne Nissen. J’ai bénéficié durant l’année 2014-2015 d’un contrat Humboldt heSam université Paris Nouveaux Mondes finançant une 4eme année de thèse.

Quel est votre projet de recherche ?

Je cherche à mieux comprendre l’influence des mouvements circulatoires dans la fabrique urbaine sur le temps long. Pour ce faire, je mène actuellement une recherche qui a pour but d’appréhender les interactions qui se développent entre la circulation dans les rues et la matérialité urbaine qui la borde à Paris entre le XVe et le début du XIXème siècle, afin de comprendre les conséquences de l’intensité des flux sur l’évolution du tissu urbain. Le rôle structurant des axes de circulations souffre souvent soit de n’être analysé qu’à petite échelle, mettant de fait de côté les conséquences de la circulation sur la matérialité urbaine, soit de n’être envisagé que pour des périodes très courtes. L’objectif de cette recherche est donc de pallier ces manques en améliorant notre connaissance du processus. Cette recherche constitue le sujet de ma thèse de doctorat en Archéologie que je termine de rédiger.

Que vous a apporté votre collaboration avec HESAM Université ?

C’est la dimension interdisciplinaire de mon projet, situé à la frontière entre l’Archéologie, l’Histoire et la Géographie, qui a retenu l’attention du jury de la bourse Humboldt.
Alors que l’intérêt des approches interdisciplinaires n’est plus à démontrer, celles-ci, dans les faits, peinent parfois à s’établir dans les contextes institutionnels classiques. Les financements proposés par HESAM Université, comme cette bourse que j’ai obtenue, encouragent ces pratiques, qui trouvent avec la ComUE un nouveau cadre d’expression.
Cette bourse me permet de raccourcir la durée de ma thèse en m’offrant de bonnes conditions de travail, et par là même me permet de poursuivre et de renforcer des collaborations scientifiques essentielles pour le bon déroulement de ma recherche.

Vos ambitions suite à ce projet ?

Mon objectif est de poursuivre mes travaux en étendant ma recherche sur un autre espace d’étude. Ceci me permettrait de mieux comprendre la complexité des interactions qui s’établissent entre les formes et les flux, en mettant en valeur des différences et des similarités dans le déroulement du processus entre les divers espaces étudiés.
Je cherche également à mettre en valeur les apports de cette recherche pour nos sociétés actuelles en essayant de proposer aux professionnels de l’aménagement des territoires urbains une expérience et des outils leur permettant de prendre du recul sur des processus qu’ils connaissent déjà mais dont ils n’ont pas toujours les moyens de saisir les évolutions sur le long terme