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Publié le 15/04/2016 , HESAM Université, Chercheurs

Cette semaine, focus sur Clemencia GONZÁLEZ TUGAS, doctorante à l'EHESS, financée par la bourse Lévi-Strauss, délivrée par HESAM Université et son programme Paris Nouveaux Mondes.

Clemencia GONZÁLEZ TUGAS, qui êtes-vous ?

Je suis doctorante à l’EHESS, au Centre Maurice Halbwachs (CMH), où je travaille sur L’intégration sociale à l’école et les formes contemporaines de l’inégalité. Une étude comparative entre Santiago du Chili et Paris, sous la direction des professeurs Serge Paugam et Emmanuelle Barozet. Je bénéficie d’une bourse de mobilité internationale Lévi-Strauss qui m’a été attribuée en 2013 par HESAM Université et son programme Paris Nouveaux Mondes.

Quel est votre projet de recherche ?

Ma recherche doctorale a pour objectif d’identifier le niveau d’intégration sociale que les systèmes scolaires français et chilien promeuvent parmi leurs élèves à partir de l’analyse de l’état des liens sociaux.
Ainsi, en adoptant une approche comparative et en observant des lycées de quartiers de catégories sociales supérieures, moyennes et défavorisées, certains des thèmes abordés dans ma thèse sont : le processus de construction de frontières sociales, la ségrégation scolaire et urbaine, la mixité sociale à l’école et ses obstacles, la recherche d’entre-soi  et l’évitement de certains établissements scolaires stigmatisés.

Ma thèse est codirigée par Serge Paugam de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et par Emmanuelle Barozet de l’Université de Chili.

Actuellement, je suis en train de réaliser la deuxième et dernier phase du terrain de recherche. Celle-ci consiste à achever des entretiens semi-directifs auprès de lycéens en terminale provenant de 5 établissements en Ile-de-France.

Que vous a apporté votre collaboration avec HESAM Université ?

La mobilité effectuée au Chili en 2014 avec le soutien de heSam université a été un apport significatif pour le développement de ma recherche comparative entre Santiago et Paris.
À ce stade-là de ma recherche doctorale, un séjour d’une durée de quatre mois au sein du projet de Recherche sur les inégalités et la mobilité sociale au Chili à l’Université du Chili dirigée par Emmanuelle Barozet, codirectrice de ma thèse, est apparu comme indispensable.
Travailler à Santiago m’a permis de participer à des séminaires, des journées d’études et des colloques, tout en accroissant les perspectives de ma recherche. Cela m’a apporté des connaissances théoriques et pratiques qui ont contribué à approfondir mon champ d’analyse et m’a donné l’opportunité de me mettre à niveau en matière de recherches sur la réalité chilienne et de générer des réseaux académiques.
Pendant mon séjour au Chili, j’ai réalisé ma première phase du terrain de recherche. Celle-ci a consisté en la réalisation d’une quarantaine d’entretiens semi-directifs auprès de lycéens issus des milieux populaires, moyens et aisés à Santiago.
Finalement, j’ai mis à profit cette opportunité afin de compiler une bibliographie non disponible à Paris, notamment celle centrée sur l’institution scolaire chilienne.
En conclusion, la collaboration avec HESAM université m’a donné l’opportunité d’effectuer des progrès significatifs dans ma recherche ainsi que de créer des liens essentiels avec différents espaces académiques.

Vos ambitions suite à ce projet ?

Actuellement, je souhaiterais renforcer les réseaux académiques réalises pendant ce séjour en créant des collaborations scientifiques avec les chercheurs avec lesquels j’ai travaillé.
En outre, je voudrais également poursuivre un travail de diffusion des résultats de ma recherche à travers la publication dans des revues spécialisées.