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® Sandrine Villain
Publié le 25/06/2018 , IDEX, International

Suite à un appel à projets lancé par le MESRI au printemps 2016, HESAM Université a reçu un financement pour subventionner des bourses de mobilité sortante d’étudiants français vers la Côte d’Ivoire. Découvrez les 8 lauréats qui ont retenu l’attention du jury. Cette semaine nous vous présentons Rémy Piroux qui souhaite créer une entreprise de conception et de réalisation de logements à partir de conteneurs maritimes en fin de vie.

Rémy Piroux, qui êtes-vous ?

Je suis un jeune ingénieur, curieux de tout et qui accorde beaucoup d’importance aux relations humaines. J’ai notamment travaillé pendant trois ans en management de terrain, sur des chantiers de construction. Cette expérience m’a formé professionnellement et m’a confirmé l’indispensabilité d’une bonne communication pour la réussite d’un projet, quel qu’il soit.

Plus généralement, je me suis toujours intéressé aux initiatives qui créent du lien social, qui rapprochent les individus. C’est cette volonté qui a nourri notre projet.

En quoi consiste votre projet ?

Notre équipe souhaite créer une entreprise de conception et de réalisation de logements à partir de conteneurs maritimes en fin de vie. Ce projet consiste à mettre en place un concept de village écoresponsable à partir de ressources naturelles et avec une main d’œuvre locale qui aménagera les conteneurs. Ce village sera autonome en eau et en électricité. Nous y intégrerons des techniques et des matériaux innovants locaux afin de ne pas utiliser de climatiseurs classiques très énergivores. Plus que des logements, notre ambition est de développer des lieux de vie modernes, confortables et respectueux de l’environnement, tout en garantissant des loyers raisonnables. Nous intégrerons aussi des modules aménagés en bureaux ou commerces.

Notre concept de village est pensé pour favoriser le lien social grâce à l’aménagement d’espaces communs pour la cuisine, la laverie ou encore le potager. Ce projet est écoresponsable mais également social puisque nous valoriserons les richesses présentes sur place, pour le bénéfice des populations locales.

Quel est votre objectif en partant en Côte d’Ivoire ?

Nous estimons avoir besoin de nous rendre en Côte d’Ivoire deux fois avant de lancer notre activité. HESAM for Africa subventionne cette première mobilité pour trois personnes. Sur place, nous réaliserons une étude de marché afin d’affiner notre proposition de valeur. Plusieurs tâches devront être menées : étudier le marché et la concurrence, démarcher de potentiels partenaires (bailleurs, pouvoirs publics) et être conseillé à propos de la juridiction pour la création d’une entreprise en Côte d’Ivoire. Un premier village test sera ensuite réalisé dans le cadre d’une seconde mobilité.

A travers son programme HESAM for Africa, HESAM Université souhaite renforcer ses liens avec la Côte d’Ivoire, pays dans lequel le Cnam, membre de notre communauté, possède de solides implantations au travers de son partenariat avec l’INP-HB. En quoi votre projet participe au développement de ce programme ? 

L’équipe du projet a prévu de solliciter les contacts de l’INP-HB, fournis par HESAM. Ceux-ci seront certainement un atout pour faire avancer le projet. Nous allons travailler entre Abidjan et Yamoussoukro et ainsi renforcer les liens qui unissent HESAM et ses partenaires africains. Une rencontre avec des personnes de l’école supérieure d’agronomie de l’INP-HB est par ailleurs envisagée, notamment pour discuter de la dimension biomimétique de notre concept.