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Publié le 22/10/2015 , HESAM Université, Chercheurs

Cette semaine, focus sur Emilia HÉRY, doctorante à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, financée par la bourse de mobilité internationale Lévi-Strauss d'HESAM Université et de son programme Paris Nouveaux Mondes.

Qui êtes-vous Emilia HÉRY ?

Je suis doctorante contractuelle et chargée de cours (2012-2015) en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon – Sorbonne (ED 441 / EA HICSA). Je mène une thèse sous la direction du Pr. Philippe Dagen, sur La mémoire artistique du fascisme de l’après-guerre à nos jours. Je bénéficie depuis 2014 d’une bourse de mobilité internationale Lévi-Strauss, financée par HESAM Université.

Quel est votre projet de recherche ? 

Ma thèse en histoire de l’art entend retracer l’histoire de la représentation du Fascisme par les créateurs italiens qui ont marqué la deuxième moitié du XXè siècle, et inclut également le panorama d’une création très contemporaine. Toutes les formes plastiques (peinture, sculpture, photographie, installation, vidéo) sont prises en considération. De la question de la transition culturelle en 1945 à celle d’un nouveau rapport à la mémoire illustré par les jeunes artistes des années 2000, le travail s’établit en lien très étroit avec une contextualisation socio-politique de chaque période.
Alors que ce type de recherche a déjà été mené pour le cinéma et la littérature italiens, manquait une approche de la création plastique sur la mémoire du Fascisme. Ce projet entend répondre à ce manque et ouvrir un champ scientifique fertile encore trop peu exploré.

A quel stade de développement en êtes-vous ?

Après trois années partagées entre la recherche et l’enseignement (grâce à un contrat doctoral), je suis aujourd’hui dans la pleine période de rédaction de la thèse. C’est un moment heureux car l’on voit tout un savoir accumulé, des heures de recherche en bibliothèque, de nombreux échanges avec professeurs et artistes, se mettre en forme et donner vie à un objet concret.

Que vous a apporté votre collaboration avec HESAM Université ?

J’ai collaboré avec HESAM dans le cadre du programme Lévi-Strauss pour mener des recherches à Rome et Venise, supervisées par le Senior Research Fellow in Modern Studies à la British School at Rome, Jacopo Benci. Ces recherches ont été décisives dans la mise en marche d’une nouvelle étape (fondamentale) de ma thèse : la rédaction. J’ai pu consulter sur place des ouvrages uniques, rencontrer directement les acteurs de la création contemporaine italienne, m’immerger concrètement dans les problématiques qui lui sont inhérentes. Aussi, le programme m’a permis de rencontrer des professeurs et artistes italiens pour la mise en place d’un colloque international sur la mémoire du
Fascisme qui verra le jour, je l’espère, à l’automne prochain à Paris.

Vos ambitions suite à ce projet ?

La thèse m’a donné l’opportunité de me consacrer à une période de l’art italien très peu étudiée. L’art de la seconde moitié du XXè siècle en Italie est très riche, et cette richesse s’étend au-delà des seules Arte Povera ou Trans-avant-garde. Mon souhait est donc à la fois de transmettre les connaissances acquises dans ce domaine, poursuivre une recherche nécessaire, et guider d’autres étudiants qui souhaiteraient travailler sur le sujet.