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Publié le 04/03/2016 , HESAM Université, Chercheurs

Cette semaine, focus sur Cécile DUCHER, doctorante à l'EPHE, financée par HESAM Université et son programme Paris Nouveaux Mondes.

Cécile DUCHER, qui êtes-vous ?

Je suis chercheuse en histoire des religions à la Ve section de l’EPHE, et j’effectue un doctorat dans la mention Religions et systèmes de pensée, sous la direction de Matthew Kapstein. Je suis rattachée à l’équipe Tibet du Centre de Recherche sur les Civilisations de l’Asie Orientale (CRCAO). J’ai été soutenue pendant trois ans par un contrat doctoral Paris Nouveaux Mondes, financé par HESAM Université.

Quel est votre projet de recherche ?

Mon projet de recherche s’intitule La tradition Ngokpa Kagyü au Tibet : histoire du clan Ngok et de sa transmission religieuse, de Marpa (XIe s.) au Kagyü Ngakdzö (XIXe s.). Il s’agit de retracer l’histoire de la famille Ngok de Zhung, au Tibet Central, qui a été du XIe au XVe siècle l’un des piliers de la transmission de l’exégèse tantrique de Marpa, l’un des fondateurs les plus célèbres de lignée religieuse au Tibet. Mes recherches sont principalement philologiques et historiques. Je me fonde sur deux collections volumineuses. L’une d’elle, le Kagyü Ngakdzö, a été compilée au XIXe siècle. Elle rassemble les principales transmissions de la lignée Kagyü, l’une des quatre grandes traditions actuelles du bouddhisme tibétain. L’autre a été découverte récemment dans la banlieue de Lhasa au Tibet, où elle était cachée dans une bibliothèque secrète depuis le XVIIe siècle. Grâce aux textes très divers contenus dans ces deux collections – chroniques religieuses, exégèses tantriques, textes liturgiques, etc. – l’histoire de la famille Ngok et de sa transmission peut largement être reconstituée, depuis ses sources dans le bouddhisme indien tardif, son acculturation au Tibet au XIe siècle, sa transmission au sein de la famille Ngok et enfin sa préservation hors la famille jusqu’à sa compilation définitive au XIXe siècle.

Que vous a apporté votre collaboration avec HESAM Université ?

Titulaire d’un « Diplôme de l’EPHE », le Master 2-Recherche destiné aux parcours atypiques de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, j’ai pu, grâce au soutien financier d’HESAM, me consacrer pleinement à mes recherches doctorales pendant trois ans et me rendre par deux fois au Tibet, afin de visiter la vallée où ont vécu les Ngok et rencontrer certains détenteurs actuels de cette tradition. Cela m’a permis d’acquérir une solide expérience dans la recherche et de côtoyer, en France et dans des colloques internationaux, les savants actuels des études tibétaines.

Vos ambitions suite à ce projet ?

Je souhaite continuer la recherche, et contribuer à la diffusion des savoirs en mettant mon expérience au service de la communauté scientifique.