Aller au contenu principal
hesam
Publié le 04/05/2016 , HESAM Université, Chercheurs

Cette semaine, focus sur Marine NÉDÉLEC, doctorante à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, financée par HESAM Université et son programme Paris Nouveaux Mondes.

Marine NÉDÉLEC, qui êtes-vous ?

Je suis doctorante en Histoire de l’Art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la direction M. Philippe Dagen (Laboratoire HiCSA). Je travaille sur les enjeux et la stratégie de diffusion du surréalisme de 1919 à 1929, à travers la presse française. En 2013, j’ai obtenu un contrat doctoral Paris Nouveaux Mondes HESAM Université, permettant le financement de ma thèse pour une durée de trois ans.

Quel est votre projet de recherche ?

Ma thèse porte sur l’intégration progressive du surréalisme à la scène artistique et littéraire parisienne, mais aussi régionale et internationale, par le biais de sa réception critique. Ce sujet couvre une période de dix ans, avec pour point de départ 1919, année de l’écriture des Champs magnétiques par André Breton et Philippe Soupault, des premières manifestations de Dada à Paris et de la naissance de la revue Littérature, et pour point d’arrivée 1929, moment marqué par le dernier numéro de La Révolution Surréaliste dans lequel a paru Le Second manifeste d’André Breton.

Cette analyse de la construction et de l’expansion de l’avant-garde surréaliste repose sur un corpus d’articles sélectionnés dans le vaste champ de la presse du début du XXe siècle, qu’elle soit nationale ou régionale, quotidienne, hebdomadaire ou encore mensuelle, spécialisée ou d’information générale. Centrée sur Dada et sur le surréalisme, cette anthologie d’articles classés chronologiquement constitue les principales annexes de ma thèse. Ce recueil met en avant le jeu d’écho qui se tisse au sein de la presse, depuis le centre parisien jusqu’aux périodiques internationaux. Le plan de ma thèse est ainsi établi à partir des problématiques récurrentes qui apparaissent avec leurs contradictions et leurs nuances lorsque la presse aborde Dada et le surréalisme.

En ajoutant des articles inédits à ceux déjà connus, ce corpus renouvelle en partie les sources qui ont servi à la constitution des multiples études réalisées sur le surréalisme. Cette histoire du surréalisme en temps réel donne une mesure de sa diffusion, de sa compréhension et de son impact. Elle participe à la récente thématique de travail sur la construction et la stratégie des avant-gardes, développée par des chercheurs en histoire de l’art, en littérature et parfois en sociologie, à l’exemple de Béatrice Joyeux-Prunel ou encore d’Anne Tomiche. De par le choix de son corpus et de sa délimitation chronologique, cette thèse y apporte un regard complémentaire.

A quel stade de développement en êtes-vous ?

Au vu des annexes déjà constituées, j’ai pu fixer plusieurs grandes lignes de mon plan et débuter la rédaction.

Que vous a apporté votre collaboration avec HESAM université ?

HESAM Université me paraissait être l’institution la plus appropriée pour présenter mon projet de thèse. J’ai tout d’abord été attirée par le caractère innovant et l’originalité du projet d’HESAM Université, qui souhaite décloisonner les disciplines, les institutions et les méthodes d’enseignement en proposant un dialogue entre elles. L’interdisciplinarité de cette communauté d’Universités et d’Établissements est une préoccupation que je partage, car mon sujet se propose de réunir littérature, art, histoire et sociologie, de par son corpus, mais aussi de par la méthodologie retenue. De même, la volonté internationale d’HESAM répond à cette thèse centrée sur la diffusion du surréalisme, mouvement né à Paris mais qui s’est très rapidement internationalisé. Mon sujet s’inscrit ainsi dans l’étude contemporaine de la mondialisation culturelle, qui m’apparaît comme un des axes de réflexion de notre ComUE.

HESAM m’a permis de mûrir mon projet de thèse, en réfléchissant aux enjeux contemporains. Il m’a également apporté le financement nécessaire à la réalisation de ce doctorat, qui n’aurait pu être réalisé sans cela.

Vos ambitions suite à ce projet ?

Je souhaite à la suite de mon doctorat me diriger vers l’enseignement, en recherchant un poste de maître de conférences.