Trois jours de séminaire pour une multitude d’idées !

novembre 13, 2014 No Comments »
Trois jours de séminaire pour une multitude d’idées !

Dans le cadre de l’atelier d’Expofrance 2025 sur la mobilité, le Centre Michel Serres est en partenariat avec trois écoles à Bordeaux : l’Ecole d’Architecture et de Paysagisme, les Beaux-Arts et l’Ensam.

Deux d’entre nous avaient déjà eu l’occasion de les rencontrer une semaine plus tôt pour une brève introduction mais c’est le 22 octobre au matin, devant la gare de Marne-la-Vallée que nos deux équipes se rencontrent pour la première fois. Nous sommes accompagnés de Bernard Moïse, chef de projet, Marc le Coq, directeur du Centre Michel Serres et de J.Kent Fitzsimon, professeur à l’Ecole d’Architecture de Bordeaux.

 Nous avons l’occasion de faire plus ample connaissance directement en arrivant, autour d’un repas à la hauteur de la réputation de la Ferme de la Petite Loge.

C’est après une conférence de Monsieur Fitzsimon sur « La Mobilité qui vient », lors d’un tour de table sur notre vision idéale de la mobilité, que nous réalisons la diversité des approches du sujet par les uns et les autres. Chacun a appréhendé le sujet d’une façon différente. La mobilité est pensée sous différents angles, certains l’envisagent sous celui de la flânerie, d’autres sous celui de l’hyper rapidité par des exemples concrets comme celui d’un train-tube pressurisé. On lui attribue aussi des valeurs, on évoque l’idée d’une mobilité responsable. On l’illustre avec des images telles que le cycle de l’eau ou la danse. Globalement les idées de vitesse, temps et rythme sont récurrentes.

 Après avoir chacun utilisé deux ou trois post-it par personne pour résumer son idée, nous sommes face à une constellation qu’il faut alors organiser. Certains axes émergent : l’appréhension de la vitesse, le collaboratif, les sensations…

Nous nous penchons par groupe sur chaque thème pour les développer un peu et considérer dans quel mesure ceux-ci peuvent s’inscrire dans l’exposition universelle.

Nous suggérons alors plusieurs choses :

–       Accroître la participation des visiteurs par le biais de la mobilité en mettant en place des systèmes de parrainage et d’ambassadeurs.

–       Développer d’un langage universel

–       Exploiter des sensations

–       Faire de la mobilité une prouesse humaine, mettre l’accent sur la mobilité collaborative.

–       Organiser l’espace selon un mode de déplacement « flou »

 Après une réorganisation chronologique et par ordre de priorité de ces éléments nous nous dispersons à nouveau pour travailler véritablement sur une concrétisation de ce que sera la mobilité pour l’exposition en 2025.

A nouveau en fonction des différents groupes ce sont des résultats très différents qui apparaissent, des approches plus ou moins matérielles de la mobilité.

On envisage l’idée d’interfaces dans la ville, des lieux qui seraient dédiés au collaboratif. On cherche à décrypter les différentes façons de s’imprégner et de participer à un évènement : les différents codes, les différents modes d’immersion. On songe aussi aux différents moyens d’intégrer l’idée de flânerie dans la visite, celle ci n’est plus uniquement liée au temps mais devient un concept à part entière que l’on associe à l’imprévu, à l’inattendu, à la surprise. Nous voulons mettre en place une mobilité qui serait une mobilité floue.

On songe ainsi à des signaux spontanés qui préviendraient un grand évènement dans la ville et permettraient ainsi de mettre en place des « convois exceptionnels » alliant inconnu et festivité. On pense aussi à un système de maillage de la ville par des balises originales, qui, en fournissant des informations, laissent au visiteur le luxe de l’aléatoire, le luxe de se perdre.

 C’est sur ces derniers exposés que se finit la journée. Cette phase plus créative créé un fourmillement d’idées. Des précis se dégagent, qui nous sont chers et que nous aimerions approfondir et voir mis en pratique dans dix ans dans le Grand Paris et dans le reste de la France.

Albane Fily

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