22 février 2015

Nouveaux modes de ville

« Nouveaux modes de ville : réinventer le lien urbain-rural par les circuits courts ». Ce projet d'innovation du Centre Michel Serres se déroule de février à juillet 2015 (Semestre 4).

Le projet en quelques mots :
Les circuits courts permettent de comprendre les grandes synergies entre les différents facteurs du développement territorial et les harmoniser dans le respect d’un site : le respect de ses qualités paysagères, ses activités agricoles ainsi que par un usage raisonnable des ressources. Outil de développement soutenable d’un territoire, les circuits courts peuvent aussi être l’instrument qui permet de repenser la relation existante entre l’urbanité et la ruralité, non seulement en ciblant les eco-filières de développement de la croissance verte mais aussi en rendant compte des stratégies de développement durable des territoires.
En Ile-de-France, à la frontière entre les territoires urbains de la ville nouvelle de Cergy et les terres à dominante agricole de la Normandie, le parc Naturel régional du Vexin français possède les caractéristiques nécessaires pour devenir un acteur central de la dynamique des circuits courts.
Selon la volonté des acteurs du Parc, la politique de protection du paysage et des ressources naturelles, comme l’eau, s’allie à une volonté de développement économique respectueux du contexte à travers la valorisation des pratiques agricoles, des circuits de remplois des matériaux et son développement s’inscrit désormais dans les dispositifs du Plan Climat Environnement. A cela s’ajoute la relation avec la ville de Cergy-Pontoise qui a entrepris un nombre important d’initiatives pour favoriser une plus grande diffusion et sensibilisation aux thèmes de la nature (biodiversité ; circuits alimentaires courts ; bioénergies).

Les objectifs du projet :
Les objectifs du projet « Nouveaux modes de ville : réinventer le lien urbain-rural par les circuits courts » sont de mener une réflexion prospective sur le croisement entre les politiques et stratégies verticales de valorisation de la croissance verte et l’impératif de la préservation du climat, qui est un élément transverse à ces différentes stratégies. Ce croisement pourrait être à la source de création d’activités nouvelles, d’innovation et d’élévation des compétences présentes sur le territoire.
Ainsi, le projet vise à définir les leviers et outils nécessaires à la possibilité de favoriser les échanges entre le territoire urbain et rural local ; par exemple imaginer une offre de design de services soutenue par des outils d’échange souples, qui permettraient de monter en échelle et enclencher les effets de croissance économique.

Les circuits courts qui sont souvent simplement associés au secteur alimentaire, auraient selon cette hypothèse des implications aussi au niveau de l’habitat (filières de construction en circuit court), de la finance locale (soutien aux projets locaux), de la culture (les AMACCA et les autres formes de sensibilisation à l’interculturel), ainsi qu’à un niveau plus expérimental dans le développement d’énergies renouvelables (recyclages et transformations). Le projet du CMS s’inscrit dans cette logique de soutien à des initiatives qui portent sur les projets socialement innovants de l’économie locale et collaborative en proposant non seulement des actions et des dispositifs qui se fondent sur les principes des circuits courts (Création de lien sociaux et coopération ; Equité des échanges financiers ; Logique pédagogique ; Approches participatives) mais également en imaginant les supports pour faciliter la compréhension et la démocratisation de cette approche économique aux impacts urbains et ruraux importants.

Le partenaire :
Ce projet est porté par le Conseil régional d’Ile-de-France et se déroule dans le cadre des Ateliers de Création Urbaine.

Le groupe de travail :
Ce groupe de travail se compose de 11 étudiants issus de formation diverses et complémentaires : ingénierie, sciences sociales, histoire, commerce et marketing…
Les chefs de projets :
Antonella Tufano (ENSAPLV), chef de projet
Jean Debrie (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), adjoint au chef de projet

Quand ?
De février à juillet 2015.

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