6 novembre 2017

Appel à candidatures – Préfiguration de la cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique

Avis aux étudiants inscrits en Master et aux diplômés d’un Master : le Centre Michel Serres lance un nouveau projet d’innovation de février 2018 à juillet 2018, intitulé « Préfiguration de la cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique » (nom provisoire), ce projet est porté par la communauté d’agglomération « Le Grand Chalon ».

Le contexte et la demande

Le Grand Chalon et l’institut Image de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers visent à créer un lieu destiné à être un acteur majeur de l’accélération des entreprises industrielles en Bourgogne Franche Comté en leur fournissant les services et les technologies dont elles ont besoin pour leur transition numérique.

Ainsi la cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique vise plusieurs objectifs :

  • Accélérer les projets de transition et d’ingénierie numérique du territoire et au-delà ;
  • Développer une plateforme tournée vers les entreprises et vers les porteurs de projets innovants ;
  • Etre un lieu de développement des compétences en formation, recherche et innovation dans le domaine de l’ingénierie numérique ;
  • Représenter une ambition de création d’entreprises et de dynamisation du tissu industriel existant ;
  • Resserrer le lien entre industrie et enseignement supérieur.

Pour cela tout un écosystème est mobilisé à travers la construction d’un lieu emblématique porteur de cette ambition et qui doit être mis en service en 2020.

Le défi et les questions posées

Depuis le lancement du projet de cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique, l’agencement géographique et l’implantation territoriale ainsi que le choix de la réhabilitation du bâtiment historique ont été définis. Toutefois certaines questions restent à étudier comme l’interaction avec la communauté du Grand Chalon, la gouvernance et le fonctionnement de cette nouvelle entité, l’aménagement des locaux…

Outre le fait que certains choix ont déjà été arrêtés par Le Grand Chalon, le projet s ‘appuie sur 2 entités existantes et qui ont déjà leur rôle dans l’écosystème territorial local et régional : L’Institut Image de l’ENSAM d’une part et Nicéphore Cité d’autre part.

Nicéphore Cité, SEM financée en grande partie par Le Grand Chalon et par la Région Bourgogne Franche Comté, est un pôle d’Ingénierie Numérique « Image et Son » dont la mission a évolué ces dernières années. D’une structure d’accompagnement de projets multimédia et culturels, celle-ci est maintenant tournée vers les entreprises qui ont une problématique d’innovation liée à la transition numérique. Elle est également fortement impliquée dans la sensibilisation aux nouveaux usages à travers l’organisation de journées thématiques dédiées et de formations continues. La présence en son sein d’un FabLab, l’existence d’une pépinière d’entreprise ainsi que d’un espace de coworking et d’équipements technologiques en font un lieu propice au développement d’activités d’accompagnement des PME industrielles et des startups du numérique.

Cette mission est de toute évidence renforcée par la proximité de l’Institut de l’Image qui est un apporteur de technologies et de compétences clés pour le développement des entreprises, ainsi qu’un vivier de projets numériques dans le domaine de la réalité virtuelle.

Deux grands axes de réflexion sont envisagés avec leur lot de questions.

Ouverture et rayonnement

  • La cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique sera un lieu ouvert sur son écosystème et devra communiquer sur ses activités mais également « ouvrir ses espaces » : en ce cas que signifie « ouvrir le site » ? À qui et pour quoi ? Entreprises, chercheurs, étudiants, autres…
  • Y a-t-il des équipements mutualisables, avec qui et comment, en interne et avec l’extérieur ?
  • Comment inventer ce lieu afin qu’il puisse accueillir, mettre à disposition des locaux et des labos à d’autres acteurs (entreprises, chercheurs étrangers …), voire développer des lieux de création d’activités nouvelles (incubateurs, lieux de résidence d’entreprises ou d’étudiants …) ?

Organisation interne et modes de fonctionnement

  • Sur le plan de l’organisation du site et de la vie des personnels, comment chercher les bons équilibres entre fonctionnalités et techniques d’une part et usages, communication et échanges d’autre part ?
  • Comment aménager les locaux afin de favoriser des modes de vie collaboratifs tout en préservant la confidentialité de certaines activités ?
  • Comment faire face aux évolutions des techniques et aux projets futurs en développant un dispositif agile et flexible sans avoir à remettre en cause systématiquement ce qui a été fait ?
  • Quel Business Model pour la Cité ? Comment penser l’offre de services pour atteindre une part d’autofinancement qui permette de viser une autonomie partielle à 5 ans (horizon 2025) ?
  • Quelle gouvernance pour la Cité ? Compte tenu des objectifs que se fixe la Cité et en particulier celui de la recherche d’un business model viable, quelle serait la meilleure structure et/ou la meilleure gouvernance à envisager à court puis à moyen terme ?

Déroulement de l’étude

Les étapes envisagées pour ce projet, qui constituent un premier cadrage sont les suivantes :

ANALYSE DE L’ENVIRONNEMENT

  • Analyse et compréhension du contexte et des ambitions de la cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique ;
  • Analyse de l’écosystème régional et des orientations prévues ;
  • Compréhension des axes stratégiques des acteurs du projet.

BENCHMARKING

  • Recensement de projets de structures équivalentes en France et à l’international ;
  • Analyse détaillée de quelques exemples remarquables.

DEVELOPPEMENT DU PROJET

  • Proposition d’une vision du site pour 2020 ;
  • Formalisation des activités et des modes de fonctionnement associés ;
  • Formalisation des scenarii de mise en œuvre.

RECOMMANDATIONS ET PROPOSITIONS

  • Préfiguration d’un scénario pour 2020 avec la trajectoire associée ;
  • Réalisation d’un retour d’expérience et formalisation de la démarche et des outils utilisés.

 Les résultats attendus

Outre les éléments formalisés lors de l’étude comme le benchmarking, les résultats attendus sont principalement de deux ordres :

  • Un schéma directeur pour la cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique ;
  • Une démarche méthodologique générique réutilisable.

De février à juillet 2018

Pour explorer ces domaines et apporter une réponse aux questions de la communauté du Grand Chalon, le Centre Michel Serres recrute entre 8 et 12 étudiants pour un semestre Michel Serres qui se tiendra de février à juillet 2018.

Les disciplines retenues pour ce projet

Du fait de la diversité des sujets abordés lors du projet, un grand nombre de disciplines pourra être mobilisé sur le projet : aménagement du territoire, économie, architecture, design, ingénierie, numérique, management, sociologie, histoire …

Dans le cadre d’un semestre Michel Serres

Le projet d’innovation « Préfiguration de la cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique » se déroule dans le cadre d’un Semestre Michel Serres. Ce dernier comprend deux éléments pédagogiques principaux que sont le projet d’innovation « Préfiguration de la cité de l’Economie Créative et de l’Ingénierie Numérique » et le projet de connaissances ;

Eléments constitutifs du semestre Michel Serres

Ainsi, les étudiants retenus sur le projet constitueront une équipe pluridisciplinaire, encadrée par un chef de projet entouré d’une équipe associée d’enseignants-chercheurs multidisciplinaire. Ils travaillent en liens étroits avec le commanditaire du projet d’innovation.

  • Ils consacreront une partie (3 jours par semaine) de leur semestre à l’étude de la demande de la communauté du Grand Chalon,
  • En parallèle, chaque étudiant déploiera, sur la seconde partie du semestre (2 jours par semaine), un « projet de connaissances », constitué de cours proposé par le Centre Michel Serres et/ou d’un mini-projet au sein d’un groupe de 2 à 4 étudiants, sur des thématiques proposées par le Centre Michel Serres.

 L’ensemble du semestre est validé par la remise d’un certificat du Centre Michel Serres (il représente une valeur de 30 crédits ECTS).

Les informations pratiques pour candidater sur ce projet

Pour participer à ce projet du Centre Michel Serres, les candidats devront :

  • Soit être inscrits en M1 ou M2 au sein d’un établissement d’enseignement supérieur,
  • Soit être titulaire d’un Master ;

Le dossier de candidature doit comprendre les éléments suivants :

  • Une lettre de motivation ;
  • Un CV ;
  • Le relevé des notes obtenues lors de la précédente année universitaire.

Ce dossier doit être envoyé au plus tôt par mail à cms@hesam.eu.

Deux sessions de recrutement sont prévues :

– 18 décembre 2017 (date limite de réception des dossiers) ;

– 12 janvier 2018 (date limite de réception des dossiers).

Le recrutement peut être réalisé dès la première session : La seconde session sera opportune si l’équipe-projet reste à compléter.

Imprimer

À lire aussi…

1 décembre 2017

Appel à candidatures – Aide à la mobilité « Recherche innovante en art contemporain » 2018

L’Institut national d’histoire de l’art en partenariat avec l’Institut français et le ministère de la Culture – Direction générale de la création artistique, s’associent pour l’attribution d’une aide à la mobilité internationale « Recherche innovante en art contemporain » à un chercheur français ou vivant en France d’un montant de 8 000 euros.

27 novembre 2017

Appel à contributions – Revue « Perspective : actualité en histoire de l’art »

Le prochain numéro de Perspective : actualité en histoire de l’art aura pour thématique « détruire ». Il s’agira d’ouvrir l’exploration à tous les champs concernés par cette notion qui transcende les frontières géographiques, historiques et culturelles. Dans le domaine artistique, la destruction concerne tout aussi bien la réception que la création de l’art.

22 novembre 2017

Appel à candidatures – Prix Marc de Montalembert

Pour la neuvième année, la Fondation Marc de Montalembert et l’Institut national d’histoire de l’art se sont associés pour l’attribution du Prix Marc de Montalembert d’un montant de 9000 euros. Ce prix soutient l’achèvement d’un travail de recherche qui promet un apport original à la connaissance des arts et de la culture du monde méditerranéen. La Fondation Marc de Montalembert offre en outre au lauréat la possibilité de séjourner à son siège à Rhodes, en Grèce.